LIGUE 1 - Gourvernance et mercato, qu'est-ce que le rachat de l'OL peut changer ?

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LIGUE 1 - Nouveau propriétaire et ambitions renouvelées, l'OL s'apprête à écrire une nouvelle page de son histoire après une saison très décevante. Avec la nouvelle gouvernance à deux têtes partagée entre John Textor et Jean-Michel Aulas et des finances boostées par le premier, que va–t-il changer dans l'immédiat pour les Gones et à quoi doit-on s'attendre sur le marché des transferts ?

La génération dorée de l'OL est-elle passée à côté d'un plus grand destin ?

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Annonce en grande pompe, conférence de presse très suivie, passation de pouvoir… L'OL a entamé un grand virage dans son histoire mardi avec l'arrivée du milliardaire américain John Textor à la tête du club. Lui qui est déjà propriétaire, entre autres, de 90% de Botafogo, va devenir actionnaire majoritaire de l'OL avec le rachat d'un peu plus de 66% des parts.
On l'a dit et redit, avec cette opération, Lyon entre dans une nouvelle phase, qui va clore progressivement l'ère Aulassienne. Mais celui qui gère son compte Twitter aussi bien que son club n'est pas près de laisser les clés du camion au premier venu. Il s'est assuré que son "mandat de PDG serait renouvelé pour au moins 3 ans, et avec le soutien de l'ensemble de l'équipe de direction actuelle". Alors que va-t-il se passer, puisque rien ne change ?

Une gouvernance à observer

Jamais la Ligue 1 n'a connu une telle configuration. Celle d'un président et propriétaire historique, avec la mainmise sur son club, qui accepte de lâcher du lest et de partager le siège du patron. Saint-Etienne éprouve bien la gouvernance Romeyer-Caïazzo, mais quand ce dernier passe aux manettes en 2004, en tant que membre du conseil d'administration, il est loin de la carrure que possède Aulas aujourd'hui. Lens a connu la doublette Martel - Mammadov, arrivée en 2013 avec les déboires qu'on lui connaît, cependant les rôles étaient plus clairement définis entre l'Azeri qui injectait l'argent et qui tenait les rênes.
D'autant plus qu'à en croire L'Equipe, le projet de John Textor n'a pas immédiatement conquis le cœur d'Aulas pour des raisons stratégiques aussi bien que financières -son plan de rachat était inférieur à celui présenté par Foster Gillett . Et au départ, le propriétaire de Botafogo goûtait peu l'idée d'un Aulas toujours solidement en place, avec l'ancrage qu'on lui connaît, après le rachat. Peut-être le point névralgique des négociations nocturnes entre dimanche et lundi. "En visio, à 3h, tout était signé" a détaillé Aulas en conférence de presse.
Alors Textor a rassuré dans le texte : "Il n'y aura pas de changements dans la gestion, ce n'est pas l'objectif. (...). On a fait quelque chose d'unique. Quand un actionnaire devient majoritaire, en général le conseil d'administration reflète ce changement, mais nous voulons laisser un peu d'autonomie." Mais si les intentions de départ de ne pas conserver Aulas à la tête du club existaient bel et bien, quelques turbulences au sommet de la gouvernance ne sont pas à exclure. Quand deux dirigeants de conviction, ces deux hommes d'affaires à succès en sont, occupent des postes aux prérogatives potentiellement enchevêtrées, des points de friction ne sont pas rares.
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Exilé en Suisse, fan de Sterling : Gnonto, la pépite italienne dans le viseur de l'OL

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Et sur le terrain ?

La conférence de presse de mardi a eu le mérite de clarifier deux choses. La première : l'arrivée d'un nouvel actionnaire ne remet pas en cause la décision de maintenir Peter Bosz sur le banc. La seconde confirmée par Textor : "Nous allons injecter 86 millions d'euros, consacrés en partie au recrutement", qui s'ajouteront aux 90M€ de l'accord LFP-CVC -l'accord Ligueque percevra l'OL entre 2022 et 2024 et au dégraissage espéré par les comptable rhodaniens. Tanguy Ndombele et Emerson rentrent à Londres après leur prêt, Jason Denayer s'en va libre.
Il se murmure aussi que Julian Pollersbeck, Léo Dubois et Thiago Mendes ne seraient pas retenus en cas d'offre. Et enfin, ce n'est un secret pour personne que Jérôme Boateng est devenu encombrant et que Houssem Aouar aimerait voir de nouveaux horizons. Ces sommes en perspective ont de quoi réjouir les supporters des Gones, mais surtout vocation à combler les trous d'un effectif qui vise l'Europe et aimerait "gagner la Ligue des champions". D'abord pour pallier les éventuels départs. Ensuite parce que Bosz manque cruellement d'un arrière gauche pour l'exercice 2022/2023, et qu'un défenseur d'expérience pour accompagner Castello Lukeba ne serait pas du luxe, au vu des flops des transferts de Da Silva et Boateng. Le technicien néerlandais ne cracherait pas non plus sur un renfort d'envergure dans l'entrejeu.
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Léo Dubois

Crédit: Getty Images

Et même si l'OL assure vouloir revenir aux sources, sa formation, pour repartir de l'avant, attirer quelques pointures est indispensable quand on veut jouer aux Européens. Bruno Cheyrou, le directeur sportif, s'apprêtait déjà à vivre un été mouvementé, l'injection d'argent frais enrobé du lustre d'un nouveau propriétaire le rendra brûlant.
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